Les mauvaises pratiques sur la route pour un vendeur

Vous l’avez certainement remarqué, les vendeurs sont amenés à énormément circuler sur la route. Et oui, sans se déplacer, il est aujourd’hui difficile de rencontrer ses clients en face à face.

C’est une facette qui intrigue beaucoup ceux qui ne pratiquent pas ce métier. J’ai en effet énormément entendu au Cours de mon activité, des proches et des amis me demander :

  • Mais comment tu fais pour faire autant de Kilomètres ? Moi je deviendrais fou !
  • Mais en fait, tu passes ta journée sur la route à rien faire ?
  • T’as de la chance, t’as une voiture neuve tous les 4 ans ! Tu ne trouve pas que t’es privilégié ?
  • T’as encore tes 12 Points sur le permis ?!
  • Etc…

Ce genre de questions m’ont inspiré cet article.

La route est une composante essentielle du métier de commercial. Et malheureusement, elle est également source de beaucoup de d’abus de certains membres de la profession.

Cet article n’est pas là pour vous dire que les commerciaux sont de mauvais conducteurs. Bien au contraire, en tant que professionnels de la route, ils sont pour la plupart d’excellents conducteurs. Mais comme partout, il peut parfois y avoir certaines dérives. Si vous vous lancez dans une démarche commerciale en tant qu’entrepreneur par exemple, je pense qu’il est intéressant d’aborder ces points qui seront important dans votre futur quotidien.

Nous allons donc voir ensemble pourquoi ces comportements peuvent intervenir, quels comportements peuvent être à risque et comment y remédier.

Commençons par le début.

 

Les commerciaux roulent beaucoup

Non, les vendeurs roulent énormément !

Un peu comme les routiers, la route fait partis intégrante de notre activité, et forcément, nous faisons énormément de kilomètres chaque année.

Un long trajet

Un trajet parcouru par un vendeur peut paraître interminable

Bien entendu, on ne peut pas donner un chiffre exact sur la distance exacte que nous parcourons chaque année, car cela dépend notamment de la Taille du secteur. Mais en gros, un commercial fait entre 40 000 et 70 000 kilomètres par an ! Rendez-vous compte, certaines personnes parcourent cette distance en voiture en 10 ans !

Ce n’est là donc pas un mythe.

En revanche, dites-vous bien que le rapport d’un commercial à la distance n’est absolument pas la même que pour quelqu’un qui ne pratique pas un métier en rapport avec la route.

« Mais attends, 100 km c’est 100 km point-barre ! « 

On est d’accord. Tout comme pratiquer l’athlétisme 3h par jour, c’est pratiquer l’athlétisme 3h par jour ! Pourtant, si vous n’êtes pas sportif du tout, pratiquer 3h de course à pied par jour peut vous paraître insurmontable. Et dans le même temps, pour un sportif professionnel, c’est la routine quotidienne. C’est la même chose avec les distances en voiture. Plus vous roulez, plus les distances vous paraissent courtes. En ce qui me concerne, quand je parle d’un déplacement chez un client à 200 km dans la journée, cela paraît énorme pour mes proches, quand dans le même temps c’est un trajet très banal pour moi.

Alors oui, les vendeurs roulent beaucoup. Mais ce ne sont pas des fous, c’est tout simplement leur routine quotidienne. Mais la routine, c’est bien connu, entraîne parfois des dérives…

 

Les mauvais comportements des vendeurs sur la route

Vous connaissez certainement ce que l’on appelle le « train-train quotidien ». Vous savez, toutes ces choses que l’on fait tous les jours, à tel point qu’on ne se rend même plus compte qu’on le fait.

Pour certains c’est « métro, boulot, dodo », pour d’autres, comme les vendeurs, c’est prendre la route et avaler des kilomètres en voiture.

Et c’est bien connu, les routines amènent parfois des comportements dangereux… C’est dû en grande partie au fait qu’une situation routinière offre un certain confort. Nous avons donc tendance naturellement, quand nous sommes à l’aise, à nous sentir (faussement) en sécurité et donc à relâcher notre attention.

Les vendeurs ne dérogent pas à la règle…

Quand on est continuellement sur la route, on s’y sent à l’aise. Mais cela ne veut surtout pas dire que l’on doit y faire n’importe quoi ! Malheureusement, je vois aujourd’hui trop de vendeurs faire des choses inconscientes au volant.

Alors soyons clair : Tous les vendeurs ne sont pas de mauvais conducteurs ! Au contraire, je pense même que nous sommes pour la grande majorité d’entre nous, d’excellents conducteurs. Mais… Il y a aussi la face B de la profession. Je ne pourrais pas lister tous les excès que je croise, mais voici les plus courants que je constate. Cela vous permettra aussi de voir que, là encore, la profession subis parfois une mauvaise réputation en raison de certains comportements isolés et excessifs.

 

Les excès de vitesse

C’est connu, les vendeurs roulent vite car ils sont toujours en retard.

Excès de vitesse

Rouler trop vite, un classique des vendeurs…

Et c’est aussi, malheureusement, une excuse bien trop souvent employée pour justifier de rouler trop vite. Ce que j’entends le plus souvent, ce sont des phrases du type :

  • « J’ai trop de pression, je dois faire 4 visites par jour »
  • « Le client ne supportera jamais un retard, je dois envoyer sur la route pour être à l’heure »
  • « La route j’en ai marre, je veux juste rentrer chez moi le plus vite possible »

Je suis sûr que vous avez déjà entendu des phrases de ce genre non ? Et je ne parle même pas de ceux qui disent : « je m’ennuie à 130 km/h sur l’autoroute ». Ce à quoi je répondrais, tu vas t’ennuyer également beaucoup pendant 2 ans à l’hôpital… Si tu as de la chance.

Mais bref, cela sont les cas les plus extrêmes.

Revenons sur nos « excuses type ». Sur la route, il n’y a aucune excuse ! S’il y a des limites de vitesse, ce n’est pas pour faire joli, ou pour mettre des amendes, c’est qu’il y a une raison ! Les limitations de vitesse, c’est comme le reste dans le métier de commercial : on a le droit de ne pas être d’accord, mais on doit faire avec ! Et ne cherchez pas des excuses ! Car c’est tout à fait possible de faire ce métier en respectant parfaitement les limites de vitesse. Une preuve ? Sur les 5 dernières années et 300 000 km parcourus en France, je me suis fait flasher…. 1 seule fois ! Et quand je dis flashé, n’imaginez pas un grand excès de vitesse. 117 km/h au lieu de 110. On est loin de Fast & Furious vous ne trouvez pas ? Et je ne dois ce flash qu’à une simple erreur d’inattention de ma part !

« Oui mais c’est facile quand on a un Coyote® comme tous les commerciaux »

Oui, sauf que je n’en ai pas ! Je fais juste attention aux panneaux, et le tour est joué !

Vous devez faire 4 visites par jour et vous êtes juste au niveau de votre planning ? Ne roulez pas plus vite, essayez plutôt de réorganiser vos journées

Vous êtes en retard pour votre rendez-vous avec votre client ? Appelez-le et prévenez-le ! Vous verrez, les gens sont extrêmement compréhensifs avec ça, surtout si vous prévenez.

Vous voulez rentrer plus vite chez vous ? Souvenez-vous de ça : Partir c’est bien, arriver c’est mieux !

Et les vendeurs qui roulent bien dans tout cela ?

Eh bien ils représentent la majorité des vendeurs sur la route ! Simplement on les remarque peu… Car ils ne vous dépassent pas à une vitesse folle tout simplement ! Quand vous roulez, ils restent derrière vous, et forcément vous ne vous en rendez pas compte. De plus, la majorité d’entre nous sommes doté d’une forte conscience professionnelle.

« Qu’est-ce que la conscience professionnelle vient faire là-dedans ? »

C’est simple. Comment reconnaissez-vous qu’un commercial roule trop vite ? Tout simplement parce que sa voiture porte le nom de son entreprise dessus ! Si vous roulez trop vite et avez un mauvais comportement sur la route, c’est le nom de votre entreprise que vous véhiculez avec votre comportement !

Alors chers amis, soyons tous heureux et zen sur la route, et levons ensemble le pied.

 

Il y a toujours une solution aux petits aléas quotidiens, mais j’estime que rouler trop vite n’en est pas une. Cela vous fais prendre des risques, et vous en faites prendre aux autres.

Mais il n’y a pas que la vitesse…

 

 

Le téléphone au volant

Le téléphone est littéralement le prolongement du bras du vendeur. C’est, avec la voiture, l’un de ses outils absolument indispensables !

Ce dernier à d’ailleurs fait l’objet de nombreuses critiques ces dernières années, aussi bien sur le plan de la santé que sur la qualité de vie. Et oui, le téléphone permet à ceux qui ont votre numéro de vous joindre quand ils le souhaitent. Cela peut être en journée, le matin au petit déjeuner, le soir quand vous passez une soirée entre amis et… Quand vous conduisez.

Le téléphone au volant

Le téléphone au volant et ses conséquences

Il n’y a pas d’heure pour vos clients, ils vous appelleront quand ils auront besoin de vous et il se peut que vous conduisiez à ce moment-là.

Et on se retrouve dans la situation classique : un client nous appelle, on conduit, mais on répond avec le téléphone à l’oreille.

Soyons clair : C’est interdit, point barre ! Si vous vous faites attraper par les forces de l’ordre avec un téléphone à l’oreille, n’essayez pas de vous justifier, c’est interdit un point c’est tout.

« Oui mais quand on est vendeur on n’a pas le choix, on doit répondre ! »

Faux, et souvent faux.

Premièrement, vous avez toujours le choix. Vous avez le choix de ne pas répondre au téléphone quand on vous appelle, même si c’est un client. Toutes les personnes qui conduisent une voiture connaissent aujourd’hui les risques liés à l’utilisation du téléphone à l’oreille au volant et ses conséquences. Aussi, soyez rassuré, si vous dites à votre client que vous n’avez pas pu répondre parce que vous conduisiez, il ne vous en voudra pas. Croyez-moi, c’est ce que je dis toujours à mes clients, et ils comprennent tous sans exception !

Et, dans l’optique ou vous faites face à un coup de fil vraiment extrêmement urgent, que vous ne pouvez pas rater… Et bien encore une fois, nous vivons dans un monde formidable ! Les voitures des vendeurs sont généralement très récentes, et sont donc bien équipées. Et notamment, elles sont équipées du Bluetooth ! Alors, l’idéal est bien entendu de ne pas téléphoner du tout au volant. Mais si vous utilisez le Bluetooth de votre voiture, cette pratique n’est pas sanctionnée par les forces de l’ordre. Cela ne change rien pour vous, donc utilisez-le !

Mais attention, je vous recommande de l’utiliser uniquement pour dire à votre client que vous vous garez, et que vous le rappelez dans 5 minutes, une fois que vous serez garé. Et oui, pourquoi est-ce qu’on s’obstine à vouloir à tout prix continuer de rouler en téléphonant, quand on peut s’arrêter sur une aire pour être tranquille ? En plus, cela représente un autre énorme avantage pour vous de procéder ainsi : vous pourrez prendre des notes !

 

Quelles sont donc les bonnes pratiques ?

L’idéal, comme je vous l’avais dit, c’est de ne pas téléphoner au volant. Si une urgence se présente, répondez avec votre système Bluetooth et prévenez que vous vous garez pour rappeler votre client.

Et si vous êtes un grand professionnel, vous intégrez cela dans votre messagerie téléphonique. Et oui, pensez à mettre un message sur votre messagerie du genre : »Bonjour, je suis actuellement en réunion ou en train de conduire, laissez-moi vos coordonnées et je vous rappellerais dès que possible ». C’est simple, efficace et en plus vous passez pour un vrai professionnel consciencieux !

 

Abordons maintenant un dernier point, très important et au combien d’actualité.

 

L’alcool au volant

L’alcool au volant est un fléau ! Il n’y a qu’à voir le durcissement de la législation sur ce point pour s’en convaincre.

L'alcool au travail est à éviter

L’alcool au travail est à éviter

L’alcool tue sur les routes. Et quand vous êtes un professionnel de la route, vous vous devez d’être responsable dans vos comportements. La consommation d’alcool en fait partie. De plus, les vendeurs sont particulièrement concernés par ce danger.

Il n’est pas rare pour un commercial de déjeuner ou dîner avec ses clients. On a tendance à croire, que ces repas sont généralement très arrosés pour détendre l’atmosphère et pousser à signer…

En fait, nous sommes là plutôt dans le stéréotype que dans une réalité avérée. Ces situations étaient courantes dans les années 90 et avant. Mais les choses ont beaucoup changées depuis. Les gens voient l’alcool lors de ces déjeuners bien différemment. En général, vos clients préféreront garder l’esprit clair pour pouvoir discuter sérieusement avec vous de points importants. Boire beaucoup pendant ces réunions est maintenant assez mal vu. Alors attention, rien n’interdit une bière ou un verre de vin avec votre client, mais n’ingurgitez pas des litres d’alcools devant lui, ce sera très mal vu !

Quoi qu’il en soit, retenez une règle simple : quand on a bu, même un verre, on ne conduit pas. Ca vous évitera bien des ennuis. N’oubliez pas que si vous exercez ce métier, vous serez beaucoup sur la route, beaucoup plus que la moyenne. Vus vous exposez donc :

  • A un risque d’accident bien plus élevé
  • A un risque de contrôle bien plus élevé

Si vous avez de la chance, on vous retirera votre permis, et vous perdrez votre emploi. Oui, vous aurez de la chance ! Car si vous n’en avez pas, vous blesserez quelqu’un dans un accident, voir pire…

Chers amis vendeurs. Restez sobre. Offrez-vous une bière quand vous serez tranquillement installé au bar de votre hôtel le soir, là il n’y a aucun problème, mais par pitié, restez sobre si vous devez reprendre le volant dans la journée.

Heureusement, dans la professions, nous sommes la majorité à bien prendre conscience de ces risques, et les commerciaux vont généralement rester sobre. Car en plus du risque d’accident, c’est notre carrière qui est en jeu ! Et oui, un commercial a souvent une clause dans son contrat l’obligeant à avoir un permis valide pour pouvoir exercer. S’il le perd, c’est un motif légitime de licenciement pour son employeur !

 

Et si nous n’avons pas le choix ?

Fausse excuse. Sur ce point très particulier, vous avez absolument toujours le choix, et personne ne vous forcera jamais à boire. Tout le monde est conscient aujourd’hui des conséquences de l’alcool au volant, y compris vos clients. Ils ne vous en voudront jamais de ne pas boire si vous conduisez. Et même si vous en avez le sentiment, aucun contrat ne vaut aussi cher que votre vie ou celle des autres. Méditez là-dessus.

 

 

En conclusion

Je conclurais cet article de manière assez brève. La route est un endroit dangereux. Le risque est que, quand on s’y habitue, comme quand on est commercial, nous avons tendance à minimiser le risque qu’on prend et le risque qu’on fait encourir aux autres.

Les 3 points que nous avons développés plus haut ne sont que les 3 points les plus courants. Mais on pourrait en citer beaucoup d’autres.

Chers amis, soyez vigilants sur la route et n’oubliez pas que rien ne nécessite que vous preniez des risques inutiles pour votre vie dans votre travail.

SI vous avez des suggestions de points à aborder dans ce même registre, n’hésitez pas à nous contacter ou nous laisser un commentaire. Abonnez-vous également à notre Newsletter pour ne pas rater les prochains articles sur le sujet.

 

 

 

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